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Communication scientifique: des notes médiocres pour les ministères et organismes fédéraux

OTTAWA, le 8 octobre 2014 –

Un rapport publié aujourd'hui par Évidence pour la Démocratie (ED) – un organisme national, non-partisan et sans but lucratif qui fait la promotion de politiques basées sur la science et les données probantes – et la Simon Fraser University montre que la plupart des ministères et organismes fédéraux ne favorisent pas une communication ouverte entre leurs scientifiques et le grand public.

Dans ce rapport, le premier du genre au Canada, les politiques de 16 ministères et organismes fédéraux ont été évaluées d'après leur capacité à favoriser une communication ouverte, à protéger contre l'ingérence politique, à permettre une libre expression et à protéger les divulgateurs d'actes répréhensibles. Plus de 86% de ces ministères et organismes ont reçu une note égale ou inférieure à C. En comparant ces notes à celles obtenues par les agences fédérales des États-Unis (d'après un rapport de l'Union of Concerned Scientists), un seul ministère canadien s'est hissé au-dessus de la moyenne américaine.

«La grande majorité des politiques concernant les médias ne permettent pas une communication ouverte entre les scientifiques de la fonction publique fédérale et les médias», d'après Katie Gibbs, directrice générale d'ED et co-auteure du rapport. «La plupart des politiques n'offrent pas une protection suffisante contre l'ingérence politique dans les communications scientifiques.»

L'étude montre une grande variation dans les politiques de communications des différents ministères et organismes. Le ministère de la Défense nationale et le Conseil national de recherches ont tous deux obtenus un B pour leur appui au principe de communication ouverte. Toutefois, quatre ministères et organismes ont reçu une note d'échec pour leurs politiques qui favorisent un contrôle serré du message au détriment d'une communication ouverte: l'Agence spatiale canadienne, Travaux publics et services gouvernementaux, Industrie Canada et Ressources naturelles Canada.

Ces constats surviennent dans la foulée d'allégations selon lesquelles le gouvernement censurerait ses scientifiques, ainsi que d'un récent sondage rapportant que les scientifiques eux-mêmes perçoivent d'importantes entraves à leur liberté d'expression. Le rapport d'ED présente plusieurs recommandations dont la mise en œuvre pourrait améliorer les communications entre les scientifiques de la fonction publique fédérale et le public canadien.

«Les scientifiques du gouvernement fédéral sont des fonctionnaires possédant un savoir-faire essentiel», d'après Arne Mooers, professeur en biodiversité à Simon Fraser et conseiller dans la préparation du rapport. «Il faut les encourager à informer le public dans leurs domaines d'expertise, car seul un public informé est en mesure d'évaluer le bien-fondé des actions proposées par le gouvernement qu'il a élu. Renforcer la communication entre les scientifiques et le public, c'est renforcer notre démocratie.»

La version électronique du rapport et plus d'informations sont disponibles en ligne : https://evidencefordemocracy.ca/les-scientifiques-sont-ils-libres-de-sexprimer

Pour plus d'informations ou pour une demande d'entrevue, veuillez contacter :

Dr. Katie Gibbs
katie@evidencefordemocracy.ca
613-866-6921

Paul Dufour
paulicyworks@gmail.com
819 243-1962

Katie Gibbs

Directrice générale

Katie Gibbs est une scientifique, organisatrice et défenseuse de la science et des politiques fondées sur des preuves scientifiques. Alors qu'elle complétait à l'Université d'Ottawa un doctorat portant sur les menaces visant les espèces en voie de disparition, elle a été une des principales organisatrices du rassemblement dénonçant la mort de la preuve scientifique (Death of Evidence) — l’un des plus grands rassemblements du genre dans l’histoire canadienne. Katie a co-fondé Savoir et Démocratie et y occupe maintenant le poste de directrice générale. Elle possède une expérience variée dans l’organisation et la gestion de campagnes sociales et politiques aux niveaux local et national. Katie est régulièrement invitée à commenter des enjeux de politiques publiques scientifiques. Elle a publié et a été citée dans de nombreux médias, y compris la CBC, The Hill Times, The Globe and Mail et le National Post.